L'Arbre de Jade

MANAT

Manat singe les hommes

**Exposition Permanente**

 

 

À l’Arbre de Jade, le jeune peintre joue avec la lumière.

Ses toiles semblent voler de branches en branches. L’Arbre de Jade, galerie associative située rue du port, expose, en permanence les œuvres de Manat. Et autour du tronc, l’artiste s’impose sans doute comme la révélation 2016.

Jeune artiste autodidacte et surdoué, Manat est titulaire d’un diplôme falsifié des Beaux-Arts. À tous justes 27 ans, le peintre reste le premier étonné par le succès suscité par sa ménagerie. Alors, pourquoi avoir choisi de tailler le portrait aux chimpanzés, bonobos et autres singes ? « J’essaye encore de répondre à cette question, confie l’artiste. Dès le départ, le clair-obscur m’a intéressé. J’ai dans un premier temps réalisé des visages de personnes âgées. Puis je me suis essayé aux singes. Cela donne des portraits très expressifs, plein de vie et de relief. Le travail sur le jeu de lumière devient alors passionnant. Pour autant, je ne cherche pas à faire passer un quelconque message. Ça reste vraiment punk. Je me régale simplement à faire cela. »

Cuisinier, maître d’hôtel, motard, fou du roi ou Hamlet, les personnages ainsi singés interrogent. Du primate ressortent des émotions oubliées par l’homo sapiens. « Le singe est surtout un prétexte, poursuit Manat. Il permet de mettre en lumière tout ce qui se trouve autour. » Autodidacte dans l’âme, le peintre se risque également aux portraits sur un support plus insolite : la palette. Gainsbourg trône ainsi aux côtés d’un chef sioux avec toujours ce regain d’expression qu’autorise le jeu de lumière.

Le succès ? « Je ne m’y attendais pas vraiment mais cela m’encourage à poursuivre, conclut le jeune homme. Je tiens surtout à remercier Martine Reynaud pour m’avoir donné ma chance. »

 

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